Jeudi 19 juillet

Étienne Daho + Malik Djoudi + Alexia Gredy

Théâtre Antique d’Arles

Étienne Daho – Blitz tour

[ scène française ]

Quatre ans après « Les Chansons de l’innocence retrouvée », leurs cordes cinématographiques, leur décor clair-obscur du Londres mondain et interlope de Francis Bacon et des frères Kray, ce Diskönoir entêtant qui donnera lieu à la tournée de toutes les extases, Étienne Daho était prêt pour une nouvelle aventure.
Celle-ci prend corps sous le nom de « Blitz », cette « guerre éclair » que le chanteur a voulu comme un défi, un bras d’honneur à la torpeur ambiante, nous enjoignant à rester « léger face au danger », lui qui ces dernières années est ressorti plus fort de bien des batailles et n’a jamais perdu sa légèreté de vivant, ni sa prodigieuse inspiration. En témoigne l’un des albums les plus aventureux de ses (presque) quarante années de funambulisme pop, à la fois fresque psychédélique de haut vol et recueil de ballades planantes qui ajoutent quelques chapitres (« Les Flocons de l’été », « L’Etincelle ») à cette déclinaison de l’élégance française dont Daho est l’incontesté souverain.

Malik Djoudi

[ scène française ]

Un romantisme de dandy pas trop sûr de lui, qui convoque Christophe, Sébastien Tellier et William Sheller, une voix qui flotte dans les airs tout près de Connan Mockasin, une sourde intensité mélodique qui trouble à la manière de Blonde Redhead, une intimité dont James Blake a retrouvé le secret… Et des mots en français qu’il manie avec grâce et candeur, sur une trame électro pop toute aussi épurée.
Et des mots en français qu’il manie avec grâce et candeur, sur une trame électro pop toute aussi épurée.
« Tu sais, j’ai peur de rien, à part du vide, qu’il anime mes lendemains ». Non, Malik Djoudi n’a peur de rien et son premier album vient combler un vide dans le paysage français.

Alexia Gredy

[ scène française ]

Alexia Gredy, représente sa génération avec l’élégance d’une douce désillusion, celle de son époque. Un piano ou une boite à rythme, une guitare, une batterie, des cordes, un synthé toujours saccadé, voire malmené, auteure, compositeur, interprète, Alexia, 26 ans, chante comme si elle avait déjà vécu plusieurs vies, connu plusieurs deuils. Elle sait qu’il est ténu le fil entre la pose et la sincérité, entre l’ennui et le frisson aussi délivre-t-elle simplement et sans fioritures cet alliage d’émotion et d’illusion. Parfois c’est impressionnant de maturité, parfois c’est magnifiquement pop et si Alexia se méfie du regard, elle se rassure du pincement de la corde, du choc des cymbales et des belles ondes qui en émanent.